Un article et un portfolio réalisées par la journaliste, critique d'art Anne Kerner à propos de mon travail récent


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Christine Barbe adore jongler avec les contradictions. Et donne à

voir des œuvres sublimes de mises en abîme des états d’âme.Dans ses dessins, ses peintures et ses photographies, elle manipule merveilleusement ses thèmes de prédilection comme « l’attraction-répulsion » ou « la vie réelle et la vie rêvée » pour mieux révéler cette « paix dans les brisements » dont parle si bien Henri Michaux. Ici point d’appel. L’artiste manipule, balafre, rature, griffe ! Et elle retravaille les dessins encore et toujours jusqu’au malaise. Jusqu’à ce que la beauté si évidente devienne trouble. Troublante. Angoissante. Bouleversante.

Toujours sur le fil du rasoir, la plasticienne manipule aussi ses sujets comme dans ses séries « Glam’food » où les nourritures terrestres transformées, métamorphosées, transmuées, se retrouvent prises dans un maelstrom, un magnifique mouvement, un incessant tourbillon, un irrésistible flux On l’a compris. Christine Barbe aime à se remettre sans cesse en question pour livrer une autre réalité. Sa propre vision de la condition humaine. Contemporaine. Imaginaire. Parfois terrible. Souvent mélancolique. Où les réminiscences de ses voyages et de son long séjour aux Etats-Unis émergent dans une iconographie où se multiplie les images de Los Angeles et ses palmiers, des corps flottant dans des piscines… comme si David Hockney s’était un peu penché sur son épaule. Toujours, entre impulsion et préméditation, cette virtuose des apparences témoigne magnifiquement, de l’ « admirable tremblement du temps » (Gaëtan Picon).

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